Donc dans les héros musicaux de mon enfance se trouvait Papa Wemba. A cette époque - dont je tairai la date exacte -, il me fascinait avec sa voix haut perchée et ses tenues multicolores. Les noirs le plus connus de l’époque étaient Mickael Jackson, Prince ou encore Lionel Ritchie. Dans l’undreground africain, Youssou N’Dour et consort peinaient à sortir de l’ombre. Dans les cités HLM les familles se passaient les K7 VHS glanées dans les foyers africains (distributeurs non-officiels mais si efficaces !) et avec nos petits souliers et mini boubous cousus avec minutie mes sœurs et moi accompagnions ma mère au marché et chez les commerçants du coin en quête des dernière tendances africaines : tenues sur mesure (la classe), coiffures (nattes avec des perles Kori) et bien-sûr K7 VHS et audio…

Les Zaïrois (Congo rdc aujourd’hui !) étaient les plus extravagants. Tantôt ils portaient leurs pantalons au dessus du nombril retenus par des bretelles, tantôt ils portaient le kilt avec des chaussettes fluo ou encore des chemises panthères avec des costumes flashy, ils se coiffaient comme des punks en mettant des mèches vives sur leur crâne… bref, ils étaient un peu à part mais qu’est ce qu’ils avaient le groove ! On appelait leur mouvement "LA SAPE" car ils associaient des vêtements invraisemblables mais toujours de marque !

Papa Wemba était le chef de fil de tout le mouvement. Alors quand Marie, réalisatrice de ce tournage m’appelle pour me proposer Papa Wemba en interview, je bondis et dis oui tout de suite.

Nous nous installons au CAFE DE LA MUSIQUE ! Je suis toute émoustillée. 8 africains déscendent les marchent et précèdent Shungu Wembadio Pene Kikumba.
Ils ont 15 minutes d’avance et sont solennels. Lentement, ils s’installent en groupe dans un coin et je m’élance vers l’invité. Pendant que Marie et Cédric installent les caméras, nous échangeons autour d’un thé. Sa garde rapprochée est à 2 tables de nous et ils sont si statiques qu’on eut dit que le temps s’était arrêté. Wemba est serein et en quelques sourires, quelques mots, la connexion est faite. Nous rions et sommes fin prêts pour l’entrevue.

Une fois en place nous nous élançons dans un voyage de plus de trente ans de carrière.
Où en est Papa Wemba ?
Comment voit-il l’évolution de la musique africaine ?
Que pense-t-il du coupé décalé qui a supplanté la musique congolaise dans les boîtes de nuit ?
Et la prison…
Ce dernier sujet est délicat, mais je ne crains pas de l’aborder, le traiter comme un fait divers n’eut pas été judicieux, beaucoup de choses ont déjà été dites et les années sont passées, l’angle qui me paraît le plus simple fut un angle plus psychologique.
Qu’est ce qui a changé au fond de lui ?
Firmin Luemba a écrit une biographie de Wemba de son vivant, qu’en pensait-il ?
Et l’espoir dans tout cela ?
Et l’album à venir ?

VU A LA TELE

L’objet mystère. Un cacahuète. Je trouvait l’objet insolite et comme pour Kaysha, j’ai choisi de présenter physiquement un objet dont il aurait parlé dans une entrevue. Pourquoi une cacahuète vous dites vous ? Parce qu’au plus fort des clashs entre musiciens congolais, il aurait chambré Koffi Olomidé en le qualifiant de "tête de cacahuète".

PAS VU A LA TELE

L’émotion que dégage Wemba. Je ne sais pas si vous avez pu la ressentir en visionnant l’entrevue.

LIENS ET CONTACT

Pour en savoir plus sur PAPA WEMBA :
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=200333313

Stylisme TRIBU EBENE : http://tribuebene.fr/

Bijoux DJEI UNIK : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=155583315

Nos hôtes, le CAFE DE LA MUSIQUE : 213, Avenue Jean Jaurès - Place de la Fontaine aux Lions 75019 Paris Tel : 01 48 03 15 91 - Fax : 01 48 03 15 18