Medina : interview sur le site Afrik.com
Par Medina pour "Made in Medina" le mardi 20 mai 2008, 21:32 - Tout sur Medina - Lien permanent

"Médina : une nouvelle étoile sur Trace TV ", c'est en ces termes que Essi Gnaglom a titré l'article qu'il m'a consacré sur le site afrik.com, ça m'a fait plutôt plaisir !
Médina est la nouvelle animatrice de l’émission hebdomadaire « Africa » sur Trace TV. 32 ans, un parcours de battante, ex-animatrice radio chez RTL2, Europe2, journaliste…. Elle illumine la chaîne tous les vendredi soir avec son émission dédiée à l’Afrique. Interview.
Médina, animatrice, imprime sa marque à l’émission Africa depuis le début de l’année. Mais la jeune femme d’origine sénégalaise a plus d’une corde à son arc. Rédactrice en chef de son propre magazine Gratuit Mozaik (un mensuel dans lequel on peut trouver les plans franciliens pour tous les amoureux de la culture afro, des photos people), est aussi animatrice d’évènementiels.Médina, animatrice, imprime sa marque à l’émission Africa depuis le début de l’année. Mais la jeune femme d’origine sénégalaise a plus d’une corde à son arc. Rédactrice en chef de son propre magazine Gratuit Mozaik (un mensuel dans lequel on peut trouver les plans franciliens pour tous les amoureux de la culture afro, des photos people), est aussi animatrice d’évènementiels.
Afrik.com : Tu es polyvalente. Peux-tu nous parler de ton
parcours ?
Médina : J’ai suivi des études de droit et d’anglais, j’hésitais
entre être juriste pour artistes ou devenir juriste européenne. En cours de
route, j’ai eu l’occasion de faire de la radio sur Fréquence Paris Pluriel avec
Kalengué (journaliste), the Ych (photographe) et Shock R (journaliste chez
Respect Mag), et beaucoup de choses se sont déclenchées en moi. J’étais la
seule fille dans une bande de jeunes hommes respectueux et contents d’avoir une
touche féminine dans leur émission Hip-Hop. De fil en aiguille, j’ai eu
d’autres propositions : chronique radio, chronique presse, voix off,
assistanat de direction artistique, présentation d’événements, direction
artistique de projets… et c’est ainsi que j’ai pu côtoyer des personnalités
venant d’autres univers comme Yves Lafesse, Rémy Caccia, Arnaud Gidoin, Passi,
K Reen, Socrate et bien d’autres. Aujourd’hui, certaines personnes m’avouent
être surprises de découvrir tout ça, parce que je n’en faisais pas état. Mais,
franchement, j’ai souvent constaté que ceux qui parlent trop restent bloqués
sur leurs acquis et ne font rien de leur vie. Lorsque j’ai eu l’occasion de
faire des chroniques et de l’animation radio sur RTL2 et Europe 2, j’ai
continué à vivre une vie sociale discrète. Quand on me le demandait, je disais
juste que j’étais dans la communication tout simplement pour qu’on ne voit que
ma personne et non le poste que j’occupais. Aujourd’hui, c’est radicalement
différent : c’est la première fois que je suis exposée. Je croise des fans
dans la rue et je suis heureuse de voir leur respect. Ils viennent sagement, on
échange quelques mots puis repartent avec le sourire. Pourvu que ça continue
comme ça !
Afrik.com : Comment es-tu arrivée dans l’émission Africa sur Trace TV ?
Médina : C’était une vraie surprise ! Des amis me parlaient
du casting mais je n’ai pas postulé. Un jour, j’ai eu un appel d’une personne
de la chaîne et tout a commencé ! La chaîne a repéré pas mal de personne
en leur donnant l’occasion de briller à l’écran. Jackie, Laura, Roberto,
Tarik&Kim sont de la même « cuvée », ils ont inauguré la mise en
place de nouvelles émissions dans la même période. Alors quand je suis arrivée,
c’était comme lorsqu’on intègre une nouvelle école ! Excitée, pleine
d’entrain et l’envie d’être adoptée. C’est toujours le cas, je souhaite faire
une belle émission et être adoptée par l’équipe de la chaîne et les
téléspectateurs qui découvrent tout mon tempérament !
Afrik.com : cette émission qui à déjà son public. Comment
arrives-tu à faire ta place ?
Médina : Eh bien déjà, je suis ravie que la direction de la
chaîne croit en moi et me confie un programme qui a été mené par la danseuse et
comédienne Maïmouna. Ils m’ont donné l’occasion d’ajouter quelques
ingrédients et je les remercie pour la confiance qu’ils m’accordent. Je crois
que les téléspectateurs se sont fait aux changements. Dès ma première, j’ai eu
des mails de bienvenue, des questions, des mails de surprises et des
encouragements. De toutes façons, le patron c’est le public ! Je lis les
mails avec attention cela me permet d’avoir un contact direct avec le public.
Autrement, je n’ai qu’une recette : une poignée de rigueur dans la
préparation des interviews, un zeste d’impertinence, un plein de spontanéité et
de bonne humeur… et l’équipe qui m’entoure pour que le tout fonctionne.
Afrik.com : Qu’apportes-tu de nouveau à cette émission ?
Médina : Il y a des séquences qui n’existaient pas comme les
questions spéciales. J’ai beaucoup réfléchis avant de m’embarquer dans la
présentation. Soit on fait une copie, et j’étais complètement contre, soit on
ajoute des ingrédients. J’ai donc eu l’idée de mettre des questions qui
poussent l’invité à se livrer sans détour. Il y a « la question qui
tue », « la question qui fâche » et l’objet mystère caché dans
une boîte noire. Pour ce dernier élément, je fouille les interviews, les
anecdotes, les traits de caractère. Par ailleurs, la rédactrice en chef de
l’émission aime les reportages et apporte son regard et des éléments qui
permettent d’aller plus loin dans la culture afro.
Afrik.com : Comment choisis-tu les thèmes pour ton
émission ?
Médina : Je lis l’actualité, reçois des éléments par les attachés
de presse, j’anticipe les grands rendez-vous de l’actualité. Par exemple la CAN
(Coupe d’Afrique des Nations de football) 2008 (au Ghana, ndrl) était un
événement si important que je ne me voyais pas passer à côté. Je me dis aussi
qu’il y a tellement d’Africains de sensibilités différentes qu’il est hors de
question de rester nichée dans une catégorie. C’est ainsi que Toumani Diabaté
(joueur de Kora), Sally Nyolo (ex-Zap Mama et grande chanteuse tradimoderne),
Molaré ou Eugénie Diecky ont leur place, par exemple. Et côté invités, je rêve
d’avoir des footballeurs, producteurs de films, écrivains etc.
Afrik.com : Et les clips ?
Médina : Pour ces derniers, je mets un point d’honneur à proposer
une programmation qui peut toucher des âges et des sensibilités diverses. Il
faut surtout que les Africains du centre, de l’ouest et de l’est et les non
Africains y trouvent leur compte. Sinon, cela devient trop fermé et certains
peuvent se sentir délaissés. A ce sujet, j’invite les producteurs à se
manifester en m’envoyant des infos sur leurs productions.
Afrik.com : Comment arrives-tu à gérer ta vie de chef
d’entreprise ?
Médina : J’ai crée ma société, Made in
Medina, parce que j’avais de plus en plus de sollicitations
professionnelles et que c’est un atout indéniable ! Cela fait très pro et
avec les directeurs on a des rapports plus poussés parce qu’on parle le même
langage.
Afrik.com : Ce n’est pas un peu dur d’être une femme dans le milieu
du show business ?
Médina : Je le vis sainement. Mon atout est d’avoir été un garçon
manqué à l’enfance et d’avoir gardé ce côté-là en moi. Bon, je suis très
féminine et j’aime la sape, le glamour traditionnel ou moderne mais je ne joue
pas la bimbo. De plus, j’ai grandi dans une cité. La vie y a été très
formatrice. Car dans un milieu souvent hostile pour les femmes, il faut avoir
du tempérament pour vivre correctement. Soit on est faible et on fini mal, soit
on a le mental qu’il faut pour affronter tout ce qui peut arriver. Mes petites
sœurs m’appellent la « Femme de fer » parce que je sais encaisser et
aime aller au bout des choses. Je suis épanouie, je ne suis pas une
pleurnicharde, je reste concentrée sur mes objectifs. Je fais au mieux pour
être pragmatique et je m’affirme sans agressivité. Tout simplement !
Afrik.com : Tes projets ?
Médina : Produire des programmes TV, avoir une émission ou une
chronique radio, continuer la présentation d’événements, avoir des challenges
et des actions passionnantes. Tout en gardant les pieds sur terre.
Retrouver Médina tous les vendredis soir à 21h sur : TRACE TV dans l’émission TRACE AFRICA
L'intégralité de l'article ici.