Cui cui d'oiseaux, parc verdoyant et banc public pour un tête à tête entre enfants de banlieue.

"Sénégaulois", enfants de Senghor, Youssou N'Dour, issu de la génération rap de la 1ère vague, 1ère génération d'enfants d'immigrés africains installés en France, férus de mots, héritiers de la soul et de la funk, imposant nos âmes d'enfants nés dans des contrés où nos origines étrangères se lisent sur nos visages, renégats et assoiffés à la fois de notre Sénégal d'origine...
Insa Sané et moi reflétons les mômes des HLM. Après que les journaux tv et presse aient abreuvé la populace d'explications sur le "phénomène banlieue", à nous la parole.

Tout commence par l'explication du parcours d'Insa : natif de Sarcelles, rapeur, il a longtemps officié dans l'underground et croisé la route de nombreux artistes ayant connu la lumière.

Puis vient le moment de la narration d'une partie de son être à travers la discussion autour du livre "Sarcelles Dakar". L'auteur use du parlé banlieue pour narrer les aventures foireuses du magouilleur Djiraël, originaire du Sénégal et vivant à Sarcelles. Sa vie bascule le jour où il doit retourner au pays avec sa mère et découvre ce que veut dire être Sénégalais d'ailleurs, être français du Sénégal, être "francénabé".
Au fil de l'entretien, Djiraël et Insa ne font qu'un à quelques détails prêts mais la comparaison s'atténue au gré de l'évolution du personnage imaginaire. L'écart s'accentue au fil des pages de l'œuvre "du plomb dans le crâne" qui prend la suite et offre un univers plus sombre, plus banlieue blues, plus dans la veine des émeutes des banlieues qui ont secoué la France en 2005...

Passé deux froissements de page et les lectures de passages biens choisis, les mots papiers se font musique. Ainsi, nous abordons l'album "du plomb dans le crâne".

Que dire : slam, rap, jazz & soul band... le ton est noir, les lyrics sont doux amers, la voix est gueularde, implorante, apaisante, slamante, "parlo/chantante". Et là l'artiste signe un opus dans lequel il incarne tantôt un clodo jouant avec les noms des stations de métro, tantôt le virulent jeune homme ou encore celui qui raconte l'histoire d'un candidat à l'immigration...

A vous de jouer, amis lecteurs de ce blog : plongez dans les mondes papiers et musiques que je viens de vous décrire et que j'ai eu plaisir à partager avec les téléspectateurs.

www.myspace.com/insasane

VU A LA TELE

L'objet : deux pistolets en plastique avec fléchettes. D'humeur joueuse, j'ai proposé un duel au pistolet à Insa en référence au personnage Djiraël qui usait de cet artifice pour faire ses magouilles.

PAS VU A LA TELE

Toute l'équipe Hilare et amusée, c'était vraiment sympa, nous avons fini par un pot au café du coin.

STYLISME

Sadio bee

COIFFURE

Atelier kéo